vendredi 15 janvier 2010

Questions/Réponses Réunion publique du 17 septembre à Poissy

lundi 21 septembre 2009 par Sophie Renard
Plusieurs questions nous ont été posées sur l’alimentation et les circuits courts dans les environs de Poissy.
J’ai donc fait une petite synthèse des réponses à ces questions :
En terme de rejet de CO2, vaut il mieux prendre un seul gros camion qui va transporter les fraises par tonnes d’Espagne au supermarché par exemple ou utiliser une petite camionnette pour transporter les fraises du producteur d’ AMAP en Ile de France situé à 25 km des consommateurs.
J’ai trouvé une réponse faite par la mission climat de la Caisse des Dépôts datant du 10 mars 2005 : Le changement climatique par Benoît Leguet.
Extrait
1 kg de pommes du maraîcher du coin : 25 km en fourgonnette : 0,01 kg de CO2
1 kg de fraises d’Espagne : 1000-1500 km en camion : 0,2 kg de CO2 Soit une émission de CO2 multipliée par 20 !
Pour l’avion c’est encore pire : on arrive à 3,6 kg de CO2 pour 1 kg de haricots verts bio du Kenya et 5,2 kg de CO2 pour un Kg de mangues du Pérou soit 500 fois plus que le petit producteur du coin.
On est donc gagnant au niveau du bilan CO2 en privilégiant la proximité.


A mon sens, il faut aussi inclure dans ce bilan, toutes les pollutions annexes et l’impact social associé à la production intensive.
- la pollution des sols liée à la culture intensive (traitements chimiques, engrais),
- l’épuisement des nappes phréatiques pour l’irrigation,
- la production de plastiques utilisés pour la protection des cultures,
- la production des emballages et sur emballages pour le transport et la distribution.
Impact social Le faible coût de production des produits importés des pays voisins cache un scandale social. Pour baisser les coûts, ces entreprises font appel à une main d’œuvre venue des pays de l’Est ou du Maroc. Ces travailleurs précaires n’ont souvent aucune protection sociale, des conditions de vie intolérables pour un continent riche comme le nôtre. Les charges sociales pour les entreprises sont donc faibles ou inexistantes et comparée à la main d’œuvre française, évidemment la comparaison est sans équivoque. Voir le documentaire "El Ejido, la loi du profit"
Les autres avantages de l’agriculture de proximité : Il faut parler de la qualité des produits : au niveau gustatif et au niveau fraîcheur. Plus frais ils se gardent plus longtemps et donc on jette moins et on fait des économies. On peut ajouter l’aspect solidarité et convivialité. L’agriculteur et les consommateurs se connaissent physiquement, la confiance s’installe par le dialogue, on crée du lien social, de la solidarité entre consommateurs et producteur et également entre consommateurs.
On peut enfin ajouter l’aspect éducatif (goût/préservation de l’environnement).
Si l’on veut favoriser ces circuits courts pour lutter contre l’effet de serre et donner la possibilité à chacun de se nourrir sainement, c’est bien une volonté politique qui permettra aux agriculteurs de vivre décemment en France avec une production de qualité.
Liste des producteurs locaux (bio ou agriculture de proximité non intensive)
Bien-sûr, la liste n’est pas exhaustive, ce sont les producteurs que l’on peut rencontrer au marché du centre-ville de Poissy.
- Joël Picard maraîcher, Ferme de la Haye Les Mureaux
- Fabien Fremin maraîcher, Ferme de la Haye Les Mureaux
- Christine Landais maraîcher, Orgeval, propose des fleurs et des œufs de poules élevées en plein air)
- Fabrice Robert maraîcher, Bouafle
- Michel Jezequel Apiculteur, Les Mureaux
Combien d’Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) (Amap) dans les Yvelines ?
6 AMAPs sont implantées dans les Yvelines dont 2 à Maurepas, 1 à Carrières sur Seine, 1 à Villiers-St-Frederic, 1 à Noisy-le-Roi, 1 à Montigny-le-Bretonneux. source : www.amap-idf.org
Une nouvelle AMAP "Le jardin de Poissy" va voir le jour prochainement à Poissy.