jeudi 30 mai 2013

Vers une politique industrielle écologiste


Communiqué de presse des éluEs EELV du Conseil régional d’Ile-de-France

Vers une politique industrielle écologiste
Début avril, les écologistes avaient rejeté le projet de « plan industrie » régional qui, en omettant la transition écologique, ne préparait pas l’avenir.
L’adéquation de ce plan aux enjeux du XXIe siècle est en effet un enjeu majeur. Ce plan va dédier 3 millions d’euros d’aides publiques à trois filières industrielles en profond besoin de mutation : l’automobile, l’aéronautique et la mécanique.
Les écologistes ont fait des propositions qui ont été intégrées dans la politique finalement adoptée le jeudi 30 mai en commission permanente. Une politique qui prend désormais mieux en compte les enjeux industriels et environnementaux du 21e siècle.
Ce plan prévoit ainsi une aide à la structuration de la filière de déconstruction et de recyclage. L’économie de fonctionnalité –l’usage plutôt que la possession -, l’économie circulaire –la réutilisation des déchets - seront également fortement encouragées auprès des PME Franciliennes. Ce dernier principe sera facilité par la décision de faire adhérer la région Ile-de-France à l’institut de l’économie circulaire, créé et présidé par le député écologiste François-Michel Lambert.

Pour en savoir plus sur l'économie de fonctionnalité : Economie-fonctionnalité

jeudi 21 février 2013

Séance Plénière du 14 février 2013 : Discussion générale sur le rapport « Artisanat »

 Jeudi dernier, j'intervenais au conseil régional pour soutenir l'artisanat et les aider à prendre le virage de la conversion écologique de leur métier. 

 
Sophie Renard par eelv_idf




Voici pour en savoir plus mon intervention en hémicycle :


Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, chers collègues,
Tout d'abord, nous nous réjouissons que ce rapport soit enfin discuté, car les entreprises artisanales tendent à être les parents pauvres de l’action économique régionale.
En effet, déjà en mars 2011, étaient organisées les assises de l'artisanat où le plan régional de développement de l'artisanat avait été évoqué.
En juin 2011, la SRDEI (Stratégie Régionale de Développement Economique et d'Innovation) jetait les bases du soutien à mettre en oeuvre en direction des artisans franciliens. Un plan d'action était alors présenté selon plusieurs axes qui sont repris aujourd'hui dans le rapport qui nous est présenté.

Pourtant, l’artisanat, c’est surtout des emplois locaux, une économie en circuits courts telle qu’EELV voudrait la voir se développer. Ce sont des savoir-faire qu’il faut valoriser. C'est aussi un moyen adapté pour l'insertion des jeunes et la création de lien social. D’où l’importance de s’adresser à ce type d’entreprises.
C'est un enjeu d’autant plus important qu'une entreprise francilienne sur cinq a une activité artisanale. Dans l’économie francilienne , on dénombre environ 160 000 entreprises représentant 470 000 salariés et un total de 43 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Ensuite, je tiens à remercier les services pour la qualité de l'évaluation détaillée des dispositifs dans ce rapport. Cela nous donne une vision claire et précise de ce que faisait la Région dans ce domaine et nous permet d’appréhender ce débat avec toutes les informations entre les mains.
­‐ Globalement, plusieurs aides sont reconduites car elles étaient appréciées par les entreprises artisanales. D’abord, il convient de préciser l’importance du soutien à l’évaluation des entreprises artisanales. Ce faisant, la Région favorise la reprise d’entreprises rentables, pourvoyeuses d’emplois locaux et
durables.
-­‐ Je ne m’étendrai pas beaucoup sur les aides à la participation aux salons. Au vu de l’importance de la relocalisation de l’économie, il convient de ne pas mettre la priorité outre mesure sur les interventions en direction de l’export, mais force est de constater que ces aides sont mobilisées et répondent à
certains besoins.
-­‐ L’aide pour les métiers d’art, de création et du design doit occuper une place de choix dans cet éventail de mesures. En effet, ces métiers jouent un rôle particulier pour la valorisation des savoir-faire franciliens. Je pense, en particulier, au CERFAV (centre européen de recherche et de formation aux
arts verriers), sur lequel le groupe EELV avait alerté le Conseil régional.
Jusqu’alors, la Région manquait d’outils pour soutenir des structures de ce type, dont l’effet sur l’écosystème est considérable. ces en donnant de la visibilité à ces savoir-faire et aux formations qualifiantes existantes que l'on donnera envie aux jeunes de s'engager dans cette voie qui offre des débouchés vers des emplois locaux stables et non délocalisables.
-­‐ Pour EELV, le principal apport de ce rapport est l’aide pour les investissements s’inscrivant dans une démarche de Développement Durable.
Grâce à cette aide, les investissements visant à réduire l’empreinte écologique ou à la mise aux normes environnementales seront soutenus, partout en Ile-de-France.
Cela répondra à de nombreuses préoccupations d’entreprises qui, trop souvent, ne se sentent pas épaulées dans leurs démarches environnementales. Cette démarche est à développer pour deux raisons : la première dans l'intérêt de tous, en permettant de réduire les déchets, de remplacer certaines pratiques polluantes par des pratiques qui améliorent la qualité de notre environnement et donc notre santé. La seconde car elle concourt également à la solidité de l'entreprise à plus long terme grâce à l'anticipation du renchérissement des matières premières ou encore de la montée en qualité des produits ou services.
-­‐ Cependant, il s’agit pour nous de donner à ces aides un poids important, pour qu’elles jouent un rôle incitatif et qu’elles ne tombent pas dans l’effet d’aubaine. Dès lors, nous proposons une hausse du niveau d’intervention ainsi que du plafond. De plus, nous proposerons que les entreprises artisanales dans les services puissent être éligibles. Nous considérons qu'elles ne doivent pas être écartées du dispositif car peuvent avoir également un impact non négligeable sur notre objectif de conversion écologique de
l'économie francilienne.
Pour finir, j'ajouterai que notre but c'est d'être à la Région, les artisans d’un développement économique durable.
Je vous remercie.

dimanche 30 décembre 2012

Budget 2013 – 19 au 21 décembre 2012


Intervention sur le secteur du Développement économique 


Monsieur le président, chers collègues,
Lors de cette discussion budgétaire, avant de répondre sur le fond à nos collègues du mouvement populaire et de développer nos ambitions pour un développement économique écologiste, permettez-moi de parler un peu des mayas.
L’actualité accorde une place importante à la civilisation maya, en particulier pour se moquer de la fin du monde qu’ils annonçaient pour demain (vendredi 21). Mais ce hasard calendaire nous pousse plutôt à nous souvenir de la fin de la civilisation maya. Cette civilisation a péri par des menaces qui nous guettent nous aussi. Si l’empire maya s’est effondré, c’est en grande partie pour des raisons environnementales, la sécheresse ayant eu raison de leurs cultures très dépendantes à la ressource en eau. Les mayas n’ont pas su adapter leur économie aux contraintes environnementales.
De la même manière, notre économie n’est pas adaptée à la raréfaction et au renchérissement des ressources fossiles. Nos économies restent engluées dans un cercle de production / consommation de masse, qui crée davantage de déchets et de frustrations que de bien-être.
Devant cette situation, la réponse du gouvernement n’est pas à la hauteur. Alors qu’une fiscalité écologique est une absolue nécessité pour orienter notre modèle productif, la réforme fiscale n’a eu lieu qu’a minima. Et aujourd’hui, on nous propose un Crédit Impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) absolument pas ciblé, une manière de creuser un peu plus nos déficits sans aider à la conversion de notre économie.
A la Région, nous devons nous engager dans une voie plus ambitieuse. Notre stratégie économique (SRDEI) se fixe l’objectif principal de conversion écologique de l’économie.
Notre budget pour 2013 doit refléter cet objectif.
Un budget pour la conversion écologique n’est pas nécessairement un budget en hausse.
Nous savons que nous sommes dans un contexte contraint et que des choix doivent être réalisés. En matière économique, il y a sans doute trop de dispositifs, ce qui nuit autant à la lisibilité de nos politiques qu’à nos finances.
Pour les écologistes, si baisses budgétaires il y a, elles doivent être bien ciblées. Tous les crédits engagés doivent faciliter la transformation de nos modèles économiques, et non accompagner un modèle économique en crise.
Par exemple, l’innovation doit être centrale dans la préparation de nouveaux procédés productifs. Les aides à l’innovation les plus ciblées, en ce sens, sont celles gérées par le CFI. Il est donc bienvenu que ces aides soient privilégiées par rapport au soutien apporté aux projets des pôles de compétitivité.


Il s’agit également d’investir dans les infrastructures, qu’elles soient numériques ou touristiques. Ces investissements sont confortés dans ce projet de budget. C’est le rôle de la Région, elle est au rendez-vous.
Cependant, certains choix apparaissent incompréhensibles au vu des orientations régionales. Je pense ici à l’économie sociale et solidaire. Alors que la Région déclare vouloir augmenter les budgets alloués à l’ESS, alors que le Gouvernement accorde une vraie place à l’ESS et je salue d'ailleurs la présence aujourd'hui de notre collègue Benoît Hamon, alors qu’elle adopte un rapport cadre en novembre qui renforce son soutien à l’ESS, … le budget en fonctionnement connaît une baisse de 25% ! Un tel sous-dimensionnement apparaît irresponsable, au vu de l’ampleur des besoins.
Par esprit de responsabilité, justement, le groupe EELV se devait d’apporter un amendement conséquent sur ces actions. Il s’agit simplement de rétablir ce qui aurait dû être prévu dès l’élaboration du BP 2013.
Dernier sujet d’incompréhension, il concerne Paris Région Entreprises : n’est-ce pas une mission phare de la SRDEI, comme le rappelle votre dossier de presse sur le budget ? Alors que PRE devait monter en puissance, nous ne comprenons pas que sa dotation soit diminuée, et nous souhaiterions que l’exécutif s’engage à préserver les capacités d’action de cet outil.
En définitive, ce budget apparaît en continuité avec le précédent. Certes, nous aurions aimé voir une orientation écologique et sociale plus forte, mais c’est pendant l’année que nous serons vigilants à la qualité des projets soutenus. Dès lors, à condition que les amendements apportés par le groupe EELV soient acceptés, nous considérons que ce budget préserve les capacités d’action de la Région et qu’en ce sens il mérite d’être approuvé.


Sophie Renard

jeudi 29 novembre 2012

Un nouvel élan pour l’économie sociale et solidaire en Ile-de-France



Communiqué de presse des éluEs EELV du Conseil régional d’Ile-de-France
Un nouvel élan pour l’économie sociale et solidaire en Ile-de-France
Paris le 22 Novembre,
Grâce aux éluEs écologistes, le conseil régional d’Ile-de-France a « affirmé la
vocation de l’économie sociale et solidaire à être un réel moteur pour la
transformation du territoire Francilien », se réjouit Jean-Marc Brûlé, élu EELV de
Seine-et-Marne et Président de l’Atelier, le centre de ressource Francilien de l’ESS.

Le Rapport Cadre ESS était discuté dans l’hémicycle lors de la session plénière de
Novembre. Après un début de mandature décevant sur la question, un nouvel élan
est donné avec ce rapport à l’économie sociale et solidaire, en grande partie grâce
aux douze amendements proposés par les éluEs EELV, les plus impliqués sur cette
question. Des amendements suscités grâce à une concertation régulière avec les
acteurs de l’ESS.
Parmi les avancées obtenues par les éluEs EELV :
• Le soutien à l’innovation sociale sous toutes ses formes est un des axes
majeurs de ce rapport cadre. La diffusion des valeurs de l’ESS dans
l’ensemble des activités et pratiques de notre société est en effet un élément
majeur de la transition souhaitée par EELV.
La Région fera ainsi des appels à projets pour susciter et développer les
bonnes pratiques dans des entreprises « classiques ». Les aides s’élèveront
ainsi à 50 000 euros par projet socialement innovant.

• La région créera et soutiendra des pôles territoriaux de coopération
économique, pendants solidaires des « pôles de compétitivité ».

• La Région se réengage à soutenir le développement des filières de l'insertion
par l'activité économique et du commerce équitable. Un amendement déposé
par EELV permet de faire passer ces aides de 100000 à 250000 euros par an.

• Le soutien aux coopératives d’activités et d’emplois augmentera de 20%.
Ces coopératives permettent de développer des projets d’entreprises
solidaires dans un cadre sécurisé.

• L’effort réalisé par la région pour le soutien à la reprise d’entreprises en Scop
sera également intensifié. Pour lutter contre la désindustrialisation, un fonds
permettra d’apporter jusqu’à 250 000 euro aux salariés repreneurs.

• Enfin, la Région pourra montrer l’exemple en favorisant l’ESS dans la
commande publique.

« Dans ces débats, nous avons placé l’ESS comme une alternative crédible à notre
modèle économique en crise. Parce que l’ESS doit irriguer le reste de l’économie
« traditionnelle », nous serons maintenant vigilant à la place qui lui est accoré au
dans le Budget 2013 », insiste Jean-Marc Brûlé. L’élu de Seine-et-Marne rappelle
également que l’investissement des élu-e-s est crucial pour la propagation des
pratiques sociales et solidaires sur leurs territoires.

Contact Presse : Agathe Remoué au 01 53 85 67 12 ou 06 69 12 79 14

jeudi 27 septembre 2012

Séance plénière des 27 et 28 septembre 2012



EVOLUTION DU FONDS REGIONAL POUR L’INNOVATION 
CRÉATION DU PRÊT PARTICIPATIF DÉVELOPPEMENT INNOVATION 



Les Régions étant en responsabilité dans l’orientation stratégique des Banques Publiques d'Investissement territoriales, il sera essentiel d’utiliser cette force pour soutenir les politiques régionales.
Le rapport présenté aujourd'hui permet la mise en place de deux nouveaux outils intéressants en faveur de l'innovation.

D’abord, la création des prêts participatifs permet de compléter utilement les aides régionales, sous forme d’aides remboursables. Il permettra de soulager en fonds propres de nombreuses PME, qu’elles soient en création ou en développement. Créée avec OSEO, cette aide devrait facilement se fondre dans nos dispositifs, voire avec la future plateforme unique proposée autour de la BPI.

Ensuite, la création d’un nouveau soutien aux expérimentations s’inscrit également en cohérence avec la SRDEI*  votée en juin 2011.

Les projets innovants, une fois lancés, ont souvent besoin d’être expérimentés, d’où l’utilité de la mesure. J'ai justement eu l'occasion il y a deux jours de rencontrer grâce à l'ARENE*  une société qui se lance dans la fabrication de moteurs solaires. Cette petite société de mécanique de précision pourra être amenée à développer un nouveau marché à l'exportation dans les pays d'Afrique notamment. Ce nouveau dispositif pourra sans doute lui être proposé afin d'améliorer son produit et lui donner les moyens de développer son activité et créer de l'emploi. Nous saluons par ailleurs la possibilité offerte pour des expérimentations de petits montants.

Le débat et le dépôt de plusieurs amendements proposés par le groupe Europe-Ecologie-Les-Verts a permis de reformuler notre volonté de critériser l’ensemble des dispositifs selon des critères de conversion écologique et sociale. Pour les écologistes, l’application de critères lisibles mais exigeants est une condition de la conversion écologique et sociale.

La mise en place de nouveaux outils dans ce rapport ne manque pas de soulever la question de la lisibilité des aides régionales. A ce sujet, les écologistes ont souvent été force de proposition, demandant notamment qu’un point d’entrée unique soit créé à l’intention des entreprises. 

La création d’une plateforme unique d’accueil aux entreprises, dans le cadre de la BPI, constitue à ce titre une opportunité importante pour simplifier les procédures. Cela pourra être le moyen de simplifier le quotidien des entreprises qui passent aujourd'hui beaucoup trop de temps à comprendre, remplir et se faire confirmer la validité de leurs dossiers d'aide par la région.

* Stratégie Régionale de Développement Economique et d'Innovation
* Agence Régionale de l'Environnement et des Nouvelles Energies en île-de-France

Voici pour information le lien vers la journée d'étude organisée par l'ARENE sur l'énergie.
5eme_étape_du_Tour_de_France_de_l'énergie_Ile_de_France_Efficacité_énergétique_Energies_renouvelables


mardi 11 septembre 2012

Après la suppression de la zone 6, le pass unique le week-end... On continue

Depuis le 1er septembre, chaque détenteur de pass Navigo peut voyager à travers l'Ile-de-France sans payer de supplément le week-end et les jours fériés. 2,8 millions de personnes en bénéficient.
Après la suppression de la zone 6 en juillet 2011, c'est une nouvelle étape vers le pass Navigo à tarif unique qui a été franchie.

Du coup, les parisiens automobilistes sont arrivés plus tôt que prévu chez leurs amis banlieusards sans débourser un centime. Le week-end prochain ce sera l'inverse.

Cette mesure permet  aux usagers d'effectuer des économies substantielles tout en luttant contre le dérèglement climatique en favorisant les déplacements en transports en commun plutôt que d'utiliser la voiture.
Moins de CO2 émis, moins de temps perdu dans les bouchons...

Prochaine étape pour la fin de l'année, le complément de parcours.

lundi 2 juillet 2012

Séance plénière des 28 et 29 juin politique régionale sur l'eau

Communiqué de presse
 
La Région Ile-de-France présente ses actions pour une gestion publique durable de l’eau
  Séance plénière du 29 juin 2012
  
L’eau est un bien commun unique. Le droit à l'eau est enfin reconnu comme un droit fondamental. Pour participer à la mobilisation autour de cet enjeu fondamental, la Région Ile-de-France veut poser la question de sa protection mais aussi de sa gouvernance.

Si elle agit fortement depuis 2007, au travers de contrats de bassin notamment, pour la protection de cette ressource naturelle, la question des enjeux d’une gouvernance publique est revenue plus récemment dans le débat.

Pour y répondre, Jean-Paul Huchon et Hélène Gassin, Vice-présidente chargée de l’environnement, veulent donner un nouvel élan démocratique, écologique et social à la politique francilienne de l’eau. Ce nouvel élan veut favoriser le droit à une eau de qualité accessible pour tous les franciliens et franciliennes (dont les plus démunis), renforcer le service public de l’eau et soutenir l’innovation.

Qui dit droit à l’eau, dit d’abord protection de la qualité de la ressource. Car plus la ressource est polluée et éloignée du lieu de consommation, plus il est difficile de garantir un accès à l’eau potable à des prix acceptables.

Aussi, et alors que ce n’est pas pour elle une action obligatoire au terme de la loi, la Région agit pour une eau de qualité :

- suppression de l’usage des produits phytosanitaires par les collectivités (mairies, conseils généraux, communautés de communes…) : la Région conditionnera systématiquement ses aides de la politique de l'eau aux engagements des collectivités vers le "zero phyto" et majorera ses aides pour les projets exemplaires en matière de développement durable ;
- restauration écologique des berges, marais et zones humides ;
- développement de l’agriculture biologique et accompagnement des agriculteurs engagés dans la réduction des intrants de synthèse s’infiltrant dans les nappes ;
- opposition réaffirmée à l’exploration et exploitation des huiles de schiste

La Région protège contre les inégalités sociales et territoriales :

Parce que le prix de l’eau, et son poids dans le budget des familles, va croissant et qu’il est inégal selon les départements*, la Région souhaite favoriser l’accès à l’eau pour tous. Et, pour ne pas cautionner la marchandisation de ce bien commun, elle va participer à la mobilisation pour le service public de l’eau.

Pour ce faire, elle veut donner aux collectivités les moyens de s’émanciper de la tutelle des grands groupes et revenir ainsi à une gestion 100 % publique par le biais de régie ou de sociétés publiques locales. Comment ? :



- en offrant un accompagnement à  l’évaluation de la qualité économique, écologique et sociale de leurs services d'eau  aux communes ou syndicats intercommunaux en charge de la gestion de l’eau – en toute indépendance de l’analyse proposée par des entreprises privées ; cet accompagnement financier sera complété par la mise à disposition d'un chair des charges type.

- en n’accordant des subventions pour les investissements que lorsque ceux-ci seront réalisés par les collectivités territoriales elles-mêmes.

La Région agit : une nouvelle gouvernance de l’eau.

Il est possible d’avancer localement dans le sens d’une vraie gestion publique. En raison du déséquilibre entre les collectivités et les grandes entreprises de l’eau, le service public de l’eau a perdu en transparence et en efficacité sociale.

Pour aider les collectivités franciliennes à reprendre en main la gestion de l’eau la Région décide de créer un « Espace public régional de l’eau » rassemblant associations, représentants d’usagers, collectivités et syndicats intercommunaux volontaires.

Cet « Espace public régional de l’eau » aura pour fonction de promouvoir une maîtrise publique approfondie de la gestion de l'eau (production, assainissement et distribution) et d'amener les collectivités à activer les dispositifs régionaux prévus à cet effet (audits, études). Il participera ainsi à la mise en place effective d’un accompagnement des collectivités pour l’évolution de leur mode de gestion et dans la mise en place de leur politique de l'eau dans une perspective de développement durable. Pour alimenter ses travaux, cet « Espace public régional de l’eau » sera en charge du pilotage d’une analyse globale sur les services d’eau et d’assainissement en Ile-de-France prenant en compte les trois piliers du développement durable. Cette analyse se fera avec un panel représentatif de collectivités volontaires.

La Région innove :

Découlant du constat que la politique d’urbanisation fait apparaitre des phénomènes d’inondations locales en raison de l’imperméabilisation des sols, les contrats de bassin signés avec la Région devront prévoir un programme de gestion alternative de l’eau dans la ville (récupération des eaux pluviales, « climatisation » de la ville,…).

La Région proposera également des aides à l’ingénierie aux collectivités qui s’impliquent directement auprès des agriculteurs pour une réduction d’intrants.


* L’eau a un coût de 2,9 € le litre à Paris et peut atteindre jusqu’à 4,2 € en grande couronne. On est dans une situation aujourd’hui où le coût de l’assainissement dépasse le prix de base de l’eau potable…



L’IDF dépend pour sa production en eau potable de la Marne, de la Seine et de l’Oise, mais aussi des eaux souterraines (à 40ù) en seine et marne, Yonne et Eure. Des tensions sur l’approvisionnement en eau existent cependant, notamment en Seine et marne, et pourraient s’accentuer avec le changement climatique. Certaines sont d’ores et déjà surexploitées, comme c’est le cas pour les nappes de Champigny et de Beauce. Des études prédisent que seulement 24 % des masses d’eau atteindraient un bon état en 2015, 53% en 2021 et 23% en 2027. Des progrès sensibles apparaissent cependant depuis quelque temps.

La Région a consacré 225 M€ à la politique de l’eau depuis 2007.

dimanche 3 juin 2012

Site de campagne pour les élections législatives de 2012

Je suis candidate pour les élections législatives de 2012 dans la 12ème circonscription des Yvelines.
Vous retrouverez toutes les informations sur ma campagne sur mon nouveau site dédié à la campagne :
http://sophierenard2012.fr
adresse courriel : contact@sophierenard2012.fr
Tel : 06 31 36 32 67

N'hésitez pas à aller le consulter, me poser vos questions ou à me rencontrer ces prochains jours lors de nos actions de campagne dans la circonscription.

vendredi 11 mai 2012

Intervention pour le lancement de la quinzaine du commerce équitable


Mesdames et Messieurs,
Je suis particulièrement fière au nom du conseil régional de vous accueillir ce soir pour le lancement de la quinzaine du commerce équitable.
Solidarité, Vision à long terme, protection de l'environnement, bien-être des producteurs locaux...
En tant qu'élue écologiste, ce sont bien évidemment ces valeurs que j'entends défendre et que je veux promouvoir sur le territoire de l'Ile-de-France.
Ce type d'échange commercial alternatif est une initiative efficace pour répondre à la volonté des consommateurs d'acheter autrement. C'est l'un des moyens pour évoluer vers une société économique plus respectueuse des hommes et de la planète.
Notre société productiviste actuelle veut nous imposer une baisse systématique des coûts de production tout en recherchant une croissance toujours plus grande des profits au détriment des plus démunis. Ce modèle va droit dans le mur tant au niveau social qu'environnemental.
A l'heure où le marché impose au secteur économique et aux états sa vision court-termiste, le commerce équitable permet aux citoyens et aux producteurs de reprendre la main sur le modèle économique qu'ils veulent promouvoir.
Il permet par le biais du système du partenariat ou de la coopérative de remettre de la démocratie dans le système et de changer de finalité en recherchant le bien-être des producteurs et la satisfaction du consommateur citoyen.
 C'est pourquoi, le conseil régional d'Ile de France agit en faveur de ce modèle et à différents niveaux:
Tout d'abord, en accompagnant les acteurs du secteur dans l'organisation d'événements ponctuels de sensibilisation du grand public ou du monde professionnel. Celui que l'on lance ce soir ou encore le salon professionnel de la filière textile et mode « Ethical Fashion Show».
Ensuite, dans le cadre de nos politiques spécifiques de soutien à l'économie sociale et solidaire, nous avons signé des conventions sectorielles avec les acteurs principaux du domaine (comme la Plate-Forme pour le commerce équitable ou encore avec l'association MINGA) afin d'aider à la structuration du secteur. 
Depuis, la région a pris une nouvelle orientation et préfère aider directement les structures de terrain. A titre personnel, si je soutiens évidemment l'aide aux acteurs de terrain, il me semble regrettable d'abandonner cette structuration, cette mutualisation des moyens nécessaire à un secteur en développement comme le commerce équitable.
Par ailleurs, le conseil régional a ouvert ses politiques de droit communs aux entreprises liées au commerce équitable et plus généralement à l'économie sociale et solidaire .
Ainsi, en 2011, pour le dispositif PM'up d'aide au développement des entreprises , neuf lauréats dont les entreprises Solidar'monde ou encore TudoBom? relevaient du secteur du commerce équitable. Cela représente pour elles entre 100 000 et 200 000 euros d'aide pour 3 ans.
Un autre exemple : l'attribution de postes "emplois tremplins" : le mouvement "FAIR un monde équitable" ou encore l'entreprise de vente à emporter "Planète sésame 92" ont pu bénéficier du dispositif dernièrement.
Dans un tout autre domaine, celui de l'action internationale et des accords signés dans le cadre des coopérations décentralisées, la région a inscrit dans son rapport cadre Méditerranée un volet sur le commerce équitable.
Au delà des produits équitables bien connus du grand public comme les produits alimentaires ou le textile, la région entend soutenir également des projets innovants dans le secteur musical par exemple à travers l’association FairPlayList.
Un autre domaine à encourager : les circuits courts comme les AMAP permettent de mener des réflexions équivalentes à celles du commerce équitable sur le territoire francilien avec les agriculteurs locaux.
La région a reçu le prix, fin 2010, de “territoire de commerce équitable” et s'est engagée sur plusieurs points. Elle fait d'ores et déjà appel à un traiteur éthique et bio, propose des cafés issus du commerce équitable. Je fais partie de ceux qui souhaitent que la région aille plus loin dans sa démarche au titre de région exemplaire pour tenir ses engagements en la matière.
Ayant moi-même entendu il y a quelques années certains intervenants de la soirée, je suis certaine qu'elle sera passionnante. Je vous laisse donc en profiter dès maintenant et vous souhaite une excellente soirée.
Je vous remercie.
Marc Dufumier (Agronome, professeur émérite en agriculture comparée à
l’AgroParistech et expert auprès de la FAO et de la Banque Mondiale), Sophie Renard (Présidente de la commission développement économique au conseil régional d'Ile-de-France), Pierre-Olivier Berniere (Responsable de la communication, direction du développement durable du Groupe La poste)


mercredi 9 mai 2012

Cérémonie de commémoration de la victoire du 8 mai 1945

En tant que conseillère régionale, je représentais mardi matin le président Jean-Paul Huchon pour rendre hommage aux résistants et morts pour la France au cimetière de la Tournelle à Poissy.
Pour célébrer ce moment de paix retrouvée, nous avons déposé en présence des  élus du conseil municipal des enfants des gerbes de fleurs au pied du monument aux morts .

Des élèves de l'école Victor Hugo ont interprété la Marseillaise avant de rejoindre en cortège le parvis de l'Hotel de Ville pour assister en présence d'anciens combattants, de leurs familles et des élus, au discours de Monsieur le Maire Frédérik Bernard.
La cérémonie s'est poursuivie par l'interprétation émouvante du chant des partisans par les enfants accompagnés du Music Band de la Saint Louis de Poissy.


samedi 7 avril 2012

Discours d'inauguration de l'école Robert Fournier à La Coudraie Poissy 05/04/12

Mesdames,  Messieurs,

En tant que conseillère régionale et pisciacaise, je suis particulièrement heureuse d'inaugurer cette école avec vous ce soir. Le conseil régional d'Ile de France que je représente ce soir a soutenu le projet à hauteur de 447223 €. C'est un investissement conséquent qui s'inscrit dans une politique de long terme à la fois utile et efficace .

La Coudraie a longtemps été synonyme de résistance, de lutte contre la destruction du quartier. Grâce à la ténacité et la détermination de ses habitants, des associations de soutien ainsi que des élus de l'actuelle majorité municipale, la Coudraie est aujourd'hui associée à des valeurs positives comme la démocratie participative, la rénovation urbaine, l'efficacité énergétique, le confort, les nouvelles technologies pour le bien-être de toutes et tous.

C'est un avenir plein d'espoir qui se dessine ce soir avec la réhabilitation de l'école Fournier. Commencer par rénover une école, c'est donner un signe positif pour le futur, c'est donner le meilleur aux enfants qui vont construire l'avenir de ce quartier.

La politique de rénovation urbaine soutenue par le conseil régional s'inscrit totalement dans les priorités que j'entends défendre à la région en tant qu'écologiste.

C'est d'abord une politique en faveur des quartiers en difficultés.

- Défense de notre environnement et donc de notre santé en menant une politique climat énergie ambitieuse et lutter ainsi contre les  émissions de gaz à effet de serre.

- Défense des finances publiques et privées celles de la collectivité et des habitants. En investissant dans l'isolation des bâtiments, on réduit la précarité énergétique, on réalise des économies de chauffage. L'un des postes les plus importants pour les établissements scolaires sont les dépenses de chauffage. Ce qu'on met dans le chauffage c'est des dépenses que l'on ne met pas dans la pédagogie.

- Un projet pédagogique
Ce projet c'est aussi un projet pédagogique. C'est préparer le futur en inculquant aux plus jeunes les bons réflexes dès leur plus jeune âge. Savoir économiser l'énergie, comprendre les besoins en énergie d'un établissement scolaire c'est responsabiliser pour adopter une attitude citoyenne et écologiste.

L'idée de passer par les notes sur les diagrammes énergétiques  (display) me parait une très bonne idée : rien de tel pour faire comprendre aux enfants l'amélioration de l'efficacité énergétique.

Grâce à de tels projets, on voit bien que l'écologie politique n'est pas réservée aux plus favorisés. C'est bel et bien un projet de société global pour chacun d'entre nous pour le bien-être des êtres humains et de leur environnement.

Pour la suite, je rêve pour ce quartier de bâtiments en basse consommation voire même à énergie positive. Je rêve de transports en commun rapides et réguliers pour rejoindre le centre-ville, des services renouvelés aux habitants et des commerces de proximité. La première pierre a été posée avec l'école alors continuons!


Je vous remercie

jeudi 29 mars 2012

Aide exceptionnelle de 20 000 euros pour le Secours Catholique des Yvelines

Les conseillers régionaux Europe Écologie – Les Verts ont obtenu, jeudi 29 mars, une aide exceptionnelle de 20 000 euros pour le Secours Catholique des Yvelines, afin de réaliser des aménagements de sécurité d’urgence dans le camp des Roms de Triel-Chanteloup, dans les Yvelines.
Sur la plaine de Triel, une trentaine de familles Roms (soit environ 60 adultes et 70 enfants), originaires de Roumanie, vivent dans des caravanes vétustes. Les conditions d’hygiène, d’accès et les risques d’incendie représentent une menace directe pour la santé de leurs membres. « Quelques jours après un nouvel incendie qui a ravagé la moitié d’un camp à Massy en Essonne, il faut intervenir d’urgence pour éviter un drame » explique Jean Mallet, conseiller régional écologiste et maire de Mézy sur Seine, à l’origine du dépôt de l’amendement.
Ces 20 000 euros, financés par la délégation de Laure Lechatellier, permettront d’acheter des fournitures pour réaliser des aménagements d’urgence (toilettes sèches, empierrement du chemin, abri avec récupérateurs d’eau…)  et acheter des équipements comme des groupes électrogènes ou des extincteurs. « Cela va permettre de garantir dans l’urgence des conditions de vie plus sûres et plus dignes aux Roms de la plaine de Triel » explique la vice présidente à l’action sociale.
« Le dénuement et la grande pauvreté dans laquelle vivent les Roms de Triel en font une population particulièrement vulnérable. Cette situation humanitaire difficile est en outre aggravée par la politique répressive menée par le gouvernement à leur encontre, et par des discours stigmatisant prononcés au plus haut niveau de l’Etat. Il y a un impératif moral à intervenir pour protéger ces familles, éviter le pire et leur redonner confiance dans l’avenir » a précisé Nabila Keramane, conseillère régionale des Yvelines qui a présenté cet amendement au nom du groupe EELV.
Laure Lechatellier, vice présidente à l’action sociale du Conseil régional d’Ile-de-France
Nabila Keramane, conseillère régionale
Jean Mallet, maire de Mezy-sur-Seine, conseiller régional

vendredi 16 décembre 2011

Séance budgétaire 2012 : intervention dans le domaine du développement économique

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, chers collègues,
Le budget qui nous est présenté aujourd'hui est d'autant plus important cette année qu'il doit répondre le plus efficacement possible aux conséquences de la crise que nous traversons.
Le nombre croissant de chômeurs, les difficultés que rencontrent les PME franciliennes et les mesures d'austérité prises par les dirigeants européens en matière économique sont autant de signaux qui doivent nous inciter à engager une politique régionale renouvelée et audacieuse.
A l'heure où l'on nous impose la politique des 3 R : Règle d'Or, Rigueur et Récession dans le seul but de garder les précieux 3A attribués par les agences de notations, la région doit rompre avec ce modèle économique français des 3 Terres : je fais référence ici aux 3 planètes qui seraient nécessaires si le mode de vie des Français était généralisé à toute la population mondiale.
L'année 2011 aura été marquée par l'élaboration de nouvelles stratégies économiques pour engager cette conversion écologique de l'Ile-de-France. Que ce soit dans le domaine du tourisme, du développement numérique ou encore de l'accompagnement des entreprises franciliennes, c'est ce même fil rouge de la conversion écologique qui doit mettre en cohérence nos politiques à venir.
Ce budget 2012 va donc être stratégique dans la mesure où il va refléter la mise en œuvre du contenu de ces rapports cadre.
Notre groupe se réjouit donc tout d'abord de la volonté renouvelée de la région de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) que ce soit en renforçant les instruments de financement mis à leur disposition, en leur facilitant l’accès à la commande publique ou encore en les accompagnant dans leur conversion. A ce titre, les organismes associés comme le CFI *, l'ARD ** sont prêts dès maintenant et la nouvelle plateforme Paris Région Entreprise est dans les starting blocks pour les accompagner dès le début de l'année 2012. Nous approuvons également le développement du numérique dans nos territoires, en particulier s’il permet la promotion des espaces de co-working et de l'open data. Enfin, nous saluons le volontarisme en matière de tourisme même si nous regrettons la baisse de la ligne dédiée au tourisme fluvial.
Mais il nous paraît important que toutes ces actions s'inspirent avec force de la stratégie de conversion écologique.
Mais qu’est-ce que la conversion écologique ? Pour notre groupe, c'est une transformation de notre modèle et cela à plusieurs niveaux :
Tout d'abord nos modes de production doivent se baser sur l'économie circulaire pour réduire le plus possible les déchets et donc l'empreinte écologique de nos activités, sur l'économie de la fonctionnalité pour limiter les biens de consommation.
Ensuite, notre modèle doit être au service de l'emploi et d'un emploi de qualité et pérenne.
Ces activités génératrices d'emplois doivent se développer en faveur de l'équité territoriale, en diminuant les inégalités existantes, en favorisant la relocalisation, l'implantation d'activités là où elles manquent.
Enfin nous devons être attentifs au type de produits de cette économie. L’éco-conception ne suffit pas : ce qu’il faudra prendre en compte de manière croissante, chers collègues, c’est la promotion de biens qui répondent aux besoins réels de la population.
Par rapport aux objectifs de cette stratégie de conversion, l'économie sociale et solidaire (ESS) est le modèle à développer. Les entreprises que nous aurons à accompagner vers la transition écologique devront s'inspirer de leurs modes de fonctionnement.
A cet égard, l'Ile de France est à la traîne. Le groupe EELV veut un volontarisme sur ce point et l'annexe budgétaire nous a laissé sur notre faim, même s'il nous a été expliqué que l'ESS ne devait pas être un secteur à part mais bien présente dans tous nos dispositifs de développement économique. Disons-le clairement : nous avons été déçus de ne pas voir transparaître plus clairement cette volonté. C'est pourquoi nous proposerons deux amendements en ce sens.
Pour mettre en œuvre tout cela, nous utiliserons les outils à notre disposition tels la critérisation des aides régionales. Les résultats des travaux réalisés lors des états généraux de la conversion écologique et sociale nous aideront à être plus précis et plus opérationnels en fonction des domaines d'intervention.
Nous souhaitons que ces critères s'appliquent à tous nos dispositifs. Cela permettra de faire des choix en dirigeant nos efforts vers ceux qui en ont le plus besoin et en excluant ceux qui vont totalement à l'encontre des valeurs défendues par la Région. L'accès aux marchés publics devra être un vecteur de la transition écologique. Faire des choix, ce sera, par exemple, privilégier le soutien à l’ESS au soutien aux pôles de compétitivité. En matière d’ESS, la Région devra nécessairement, en 2012, encourager les pôles de coopération territoriaux et le plan de développement de l’innovation sociale.
Pour conclure, si nous voulons saluer le volontarisme de l'exécutif régional, nous souhaitons également voir rapidement des avancées tranchées pour amorcer ce virage nécessaire vers un mode de développement résilient, permettant aux entreprises d'être plus solides face aux enjeux de demain.
Voilà, Monsieur le vice-Président, dans la lignée des échanges constructifs que nous avons eu au sein de la commission, les quelques orientations que le groupe EELV voulait partager.
Je vous remercie
Sophie Renard.

* CFI : Centre Francilien de l'Innovation
** ARD : Agence Régionale de Développement



mercredi 7 décembre 2011

Pass unique : engagement tenu !

Paris, le 7 décembre 2011 - Communiqué de presse Groupe Europe
Ecologie-Les Verts en Ile-de-France

Pass unique : engagement tenu !

Mesure phare portée par les écologistes lors de la campagne des régionales 2010 et actée dans l’accord de mandature, le Pass Navigo à tarif unique vient d’être adopté par le CA du STIF (syndicats des transports d’Ile-de-France) ce mercredi 7 décembre 2011.

Sans passer par une augmentation des tarifs, la zone unique est une mesure  de justice sociale et d'équité pour ceux qui habitent plus loin, qui sont  mal desservis et qui payent plus cher les transports en commun. Les administrateurs EELV du STIF se réjouissent que le pass unique donne bientôt les clefs de l’Ile-de-France à l’ensemble de ses habitants.

Dès mi 2012, le dézonage sera instauré le week-end et les jours fériés permettant une expérimentation "grandeur nature", et des billets de compléments de parcours faciliteront les déplacements occasionnels. La
mise en place, à terme, d’un système de carte à unité de transports permettra d’affiner le coût des déplacements en fonction de la distance parcourue et des besoins exacts des usagers. Une promesse tenue pour rendre la tarification des transports plus moderne et plus juste.

En outre, les élus écologistes continueront à se mobiliser , au sein du STIF, en liaison avec tous les départements franciliens, pour améliorer l'offre de transport actuelle, qui reste une urgence évidente pour la vie quotidienne des franciliens et des franciliennes.


Laurence Bonzani, Jean-Vincent Placé, Ghislaine Senée, Pierre Serne
Administrateurs Europe Ecologie-Les Verts du Stif

samedi 19 novembre 2011

« Energies POSIT’IF » « Promouvoir, organiser, soutenir et inventer la transition énergétique en Ile-de-France »



Le conseil régional a voté aujourd’hui en faveur de la création de la société d’économie mixte « Energies POSIT’IF ». Le groupe EELV se réjouit de voir l’un de ces principaux engagements de campagne voir le jour, 18 mois après les élections régionales.

« Energies POSIT’IF » va permettre d’organiser la transition énergétique sur le territoire francilien en accélérant la rénovation énergétique des logements et en soutenant le développement des énergies renouvelables. Pour Hélène Gassin, Vice-présidente EELV en charge de l’environnement, « cette SEM montre qu’il est possible de répondre aux défis du changement climatique tout en tenant compte de l’urgence sociale ».

Ainsi, la lutte contre la précarité énergétique, qui touche plus de 300 000 ménages franciliens, est au cœur des missions de la SEM. Elle se fixe pour objectif de rénover 140 000 mètres carrés de logement en 5 ans. Le volet énergies renouvelables est également ambitieux. La SEM « Energies POSIT’IF » participera financièrement à des projets de production de chaleur (géothermie profonde et superficielle, méthanisation…) et d’électricité verte (cogénération, photovoltaïque, éolien…) portés par les acteurs du territoire francilien.

Les élus EELV se réjouissent de la création de cette nouvelle SEM « écolo », premier service public régional des énergies renouvelables et des économies d’énergies.

jeudi 20 octobre 2011

Oui au vélo pour toutes et tous, non au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines

Les conseillers régionaux écologistes s’opposent au Vélodrome de Saint Quentin (Yvelines)
Ce 20 octobre 2011, les élus EELV ont voté contre les 5,5 millions d’euros prévus pour la construction du Vélodrome de Saint Quentin en Yvelines. Conçu à l’origine dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques, une telle structure est démesurée, allant à l’encontre d’un principe d’urbanisation raisonnable, de protection de l’environnement et des espaces naturels paysagers. Il est en complet décalage avec les besoins de la population, ou même les demandes des associations de cyclistes, qui réclament une utilisation différente de ces moyens (réseau de pistes cyclables, logements, etc.). Ce projet, qui comprend un Vélodrome avec restaurant panoramique, une piste de BMX couverte, une salle polyvalente, 500 places de parking ou encore 2000 m2 de bureaux, est totalement disproportionné et inadapté.

Par ailleurs, les élus EELV yvelinois ont une nouvelle fois dénoncé le montage financier, en partenariat public-privé, payé par la collectivité et les contribuables mais géré sans risques par une entreprise. “Une fois de plus, on collectivise les pertes et on privatise les profits” constate Nabila Keramane, conseillère régionale.

Ils ont également fait part de tout leur soutien à la démarche citoyenne et collective du groupe des « assignés de Montigny ». En raison de leur opposition à ce projet, ces habitants se voient menacés de poursuite judiciaire par la société Velopolis, filiale de Bouygues.  “Ces pressions à leur encontre sont totalement injustifiables et menacent la démocratie locale et le droit des citoyens à contester des projets qui les concernent au premier chef. L’intimidation ne peut être tolérée et ne doit pas être un outil des entreprises contre des actions légitimes de la population.” 

Michel Bock,
Nabila Keramane,
Jean Mallet,
Sophie Renard,
Mounir Satouri,
Ghislaine Senée
Conseillers régionaux EELV Yvelines

samedi 10 septembre 2011

C'est la rentrée !

La rentrée a eu lieu dans les lycées de Poissy. J'ai pu assister à la mise en place de l'organisation pour l'année 2011-2012 : Présentation des objectifs de l'année, des équipes pédagogiques, appel des élèves inscrits pour la répartition dans les classes.

Du côté des élèves, j'ai vu quelques visages inquiets tout à coup s'illuminer à l'appel de leur nom lorsqu'ils se retrouvaient entre amis dans la même classe. Quelques visages déçus aussi de ne pas être avec le ou la meilleure amie. Beaucoup d'embrassades, d'accolades et d'émotions pour les retrouvailles après les vacances.

Côté équipes pédagogiques, une volonté de mettre tout en œuvre pour réussir au mieux la rentrée et régler les imprévus au plus vite.

Au lycée Charles de Gaulle par exemple, ce ne sont plus 33 élèves mais 35 élèves par classe cette année en seconde, idem en Terminale Scientifique. Une infirmière est présente la moitié de la semaine, il n'y a pas d'assistante sociale affectée à l'établissement.

A la région, le lancement de la révision du Programme Prévisionnel des Investissements (PPI) et du Programme Prévisionnel de Rénovation (PPR) a eu lieu à la fin de l'année scolaire au mois de juin.

Ces prochaines semaines vont être le moment de débattre avec tous les acteurs concernés afin de bâtir un projet qui tienne compte des besoins et de leurs évolutions en matière de formation des jeunes. La région organise pour cela 12 réunions sur les bassins de formation de l'Ile-de-France. Celui qui concerne Poissy et Saint Germain en Laye est prévu le 13 octobre dans le lycée Pierre Corneille justement complètement rénové à La Celle Saint Cloud.

Suivra ensuite le processus de consultation habituel avec les collectivités, les syndicats de l'éducation nationale et les fédérations de parents d'élèves afin de présenter un rapport d'étape à la région en novembre prochain.

D'autres réunions thématiques seront organisées avant la rédaction du prochain programme prévu pour l'automne prochain.

samedi 30 avril 2011

Lancement du Pass contraception !

C’est le grand jour ! C’est ce mardi 25 avril que Laure Lechatellier, vice-présidente à l’action sociale et à la santé, a lancé le 'Pass santé contraception' permettant aux lycéennes, lycéens et apprenti-es d’Ile-de-France d’accéder gratuitement et anonymement  à la contraception. Concrètement, ces élèves de 16 / 17 ans se voient remettre, par l’infirmière de leur établissement scolaire, un Pass comprenant différents coupons (consultation, prise de sang, analyses médicales, délivrance de tous contraceptifs pour trois à six mois). Cette mesure, qui devrait concerner 160 000 jeunes dès le mois de mai 2011, vise à défendre l’accès à la contraception des mineurs, sans concertation parentale. Ils rencontrent en effet un certain nombre d’obstacles (manque de confidentialité, difficultés de financement…) qui peuvent les empêcher de vivre pleinement et sereinement leur sexualité. Mise en œuvre par les écologistes du Conseil régional, cette nouvelle politique illustre leur attachement à l’accès aux droits à la contraception et à l’IVG. Elle préfigure le caractère ambitieux et innovant que les écologistes et leur vice présidente ne manqueront pas de donner dans les semaines à venir à la prochaine politique régionale de santé. Prévention et santé environnementale y figureront en bonne place.

jeudi 14 avril 2011

Conseil Régional des 7 et 8 avril

Au menu de cette séance plénière :
- Mobilisation régionale en faveur du Japon : 100000€ au profit de la croix rouge, soutien a l'association ACRO pour la mesure des émissions radioactives
- Question orale EELV : que compte faire le président de région concernant la centrale nucléaire de Nogent sur Seine. Cécile demande sa fermeture.
- Question FDG : fermeture des papeteries de Nanterre. Plan de sauvetage possible en proposant une mutation du site industriel : unité de production de laine de bois 
Secteur Action sociale présentée par Laure Lechatellier EELV :
Débat sur la politique sociale régionale
Secteur formation professionnelle et apprentissage par Emmanuel Maurel PS :
- Politique régionale de développement de l'apprentissage durable et équitable
Secteur culture par Julien Dray PS :
- Soutien aux musiques actuelles et amplifiées en Ile-de-France.
Secteur citoyenneté politique de la ville et sécurité présenté par Abdelak Kachouri PS
- Soutien régional à la participation citoyenne et démocratique en Ile-de-France
- Participation de la région au financement de la sécurité dans les transports publics franciliens.
Secteur Aménagement présenté par Alain Amédro EELV :
- Adhésion à l'Institut des métropoles durables
- Approbation des statuts et à l'atelier international du grand Paris
Secteur des affaires internationales et européennes présenté par Philippe Kaltenbach PS: 
- Adhésion à l'association fonds mondial pour le développement des villes (FMDV) : Motion de renvoi demandée par EELV et adoptée par le conseil régional.
Secteur environnement Hélène Gassin EELV : 
- Appel a projets pour améliorer la qualité de l'air des franciliens
- Lancement de l'appel à projet "réhabilitation durable 2"
Pour les précisions sur les idées défendues par le groupe EELV :
voir ici ->  Newsletter du groupe EELV à la région Ile-de-France

mardi 29 mars 2011

Résultats cantonales EELV Yvelines 2nd tour

3 candidats EELV étaient en lice pour le second tour des élections cantonales dans les Yvelines.
Joël Tissier canton d'Andrésy
ELU avec 58,8% des suffrages exprimés et 3857 voix 
contre 
41,2 % et 2686 voix pour H. Ribault (UMP)


Anne-Lise Leibiusky canton du Vésinet score au second tour 35,53 % -2 941 voix
Jean-François BEL (UMP)
ELU avec 64,47 % - 5 336 voix

Philippe Heurtevent canton de Montfort l'Amaury score au second tour  42,52 % - 5 756 voix
M. Hervé Planchenault (UMP)
ELU avec 57,48 % - 7 781 voix