dimanche 19 décembre 2010

Budget 2011

Le conseil régional s'est réuni pendant 3 jours et 3 nuits les 15, 16 et 17 décembre pour voter le budget de l'année 2011.
Pour la partie développement économique qui me concerne plus particulièrement en tant que présidente de la commission, plusieurs amendements ont été portés par notre groupe Europe Ecologie / Les Verts afin de mettre au coeur de la politique régionale la conversion écologique de l'économie.
L'objectif étant de créer des emplois, réduire les inégalités tant sociales qu'environnementales et réduire notre empreinte écologique.  
A travers ces amendements, nous avons réaffirmé notre soutien à l'économie sociale et solidaire, nous avons voulu un renforcement du dispositif emplois tremplins par rapport à cette année (pour les entreprises d'insertion mais aussi pour les associations); le sujet du développement du télétravail a été abordé et intégré au budget. Nous avons également remis sur la table le sujet du tourisme fluvial en demandant le doublement des crédits.

Pour lire le compte rendu de la séance c'est là.

Deux chiffres :
- 1 milliard pour le logement sur la mandature
- 1,5 milliard pour les transports en commun


vendredi 17 décembre 2010

Rachat de la Ferme de la Haye par l’Agence des espaces verts

Le 16 décembre a eu lieu la signature officielle de l’acte de vente de la Ferme de la Haye, située sur les communes de Flins-sur-Seine et Les Mureaux à l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France, en
présence de M. Jean-Paul Huchon, Président de la Région Île-de-France et Hélène Gassin, vice-présidente chargée de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie, de M. Olivier Thomas, Président de l’Agence des espaces verts de la Région Îlede-France et de M. Hervé Billet, Président de la SAFER de l’Île-de-France. Cette signature marque la fin d’une longue bataille pour le maintien de la vocation agricole de cet espace, pourtant reconnu de longue date par les documents d’urbanisme locaux.
Hier encore destinés à un vaste projet de circuit de Formule 1, les 178 hectares de terres de la Ferme
de la Haye vont finalement bel et bien voir pousser fruits, légumes et céréales bio comme initialement prévu.
Après la décision de préemption de l’Etablissement Public Foncier des Yvelines en date du 13 décembre 2008 et des mois de controverse, la satisfaction est grande pour l’Agence des espaces verts, la Région Île-de-France, la SAFER et la profession agricole francilienne pour lesquelles le maintien de l’agriculture périurbaine constitue une priorité.
Redevenue propriétaire des biens en mai 2010, la SAFER a pu confirmer sa décision de 2008, lorsque le comité technique départemental avait voté à l’unanimité l’attribution des terres de la Ferme de la Haye à l’Agence des espaces verts. La signature de l’acte de vente va permettre l’installation d’un maraîcher et d’un céréalier, ainsi que la réinstallation d’un ancien maraîcher qui avait perdu de la surface agricole lors d’une opération d’aménagement. Tous trois sont des agriculteurs biologiques. Un choix motivé par la présence de captages d’eau en sous-sol et la volonté affirmée du Conseil régional de renforcer la part du bio en Île-de-France (son Plan pour le bio prévoyant de multiplier par 10 les surfaces bio d’ici 2020).
Deux voies de circulation douce sont également prévues en pourtour du périmètre et le long de la Seine. L’association Yvelines Moto sera maintenue sur un terrain de moto cross faisant partie de la propriété. La commune des Mureaux pourra jouir de 4,5 hectares de terres pour réaliser des pojets environnementaux : création d’une maison de la nature, mise en place de jardins familiaux, production légumière en vue d’une AMAP…
Il aura fallu la détermination grandissante des agriculteurs, la mobilisation de nombreux élus et des associations
pour que la Ferme de la Haye conserve sa vocation agricole, qu’elle a depuis le XVIIème siècle. Un pas de plus vers l’éco-région !

Signature le jeudi 16 décembre à 11h
Conseil régional d’Île-de-France
Salle Pascal Sternberg
57, rue de Babylone - 75007 PARIS

Contacts presse :

Véronique PICHOT
Agence des espaces verts
Chargée de communication
Tél : 01.72.69.51.12
vpichot@aev-iledefrance.fr

Pierre MISSIOUX
SAFER Ile-de-France
Directeur général délégué
Tél : 01.42.65.49.21
pierre.missioux@safer-idf.com

Ghislaine COLLINET
Région Île-de-France
Attachée de presse
Tél : 01.53.85.66.66
ghislaine.collinet@iledefrance.fr

mercredi 8 décembre 2010

La zone 6 supprimée Un pas de plus vers le Passe Navigo à tarif unique


Le Conseil du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) a voté aujourd’hui les recettes nécessaires qui permettront de fusionner les zones 5 et 6 des forfaits Navigo. Cette mesure prendra effet en juillet.

Jean-Vincent Placé, Vice-Président de la Région Ile-de-France (EE-Les Verts) et Vice-Président du STIF, se félicite de cette mesure qu’il a proposée et défendue personnellement auprès des différents partenaires.

Cette mesure permettra à plus de 130 000 usagers de bénéficier d’une baisse de leur forfait, pouvant aller jusqu’à près de 14 euros par mois pour les titulaires du forfait zones 1-6.

Pour Jean-Vincent Placé, cette décision est un pas de plus vers le Passe Navigo à tarif unique, que le rassemblement Europe-Ecologie Les Verts a obtenu pendant la campagne des dernières élections régionales. Une tarification plus juste qui permettra de renforcer le sentiment d’appartenance à une même région, et de renforcer la solidarité entre les territoires et leurs habitants.

Les premiers bénéficiaires de cette mesure seront les habitants de l’Essonne, des Yvelines et de Seine-et Marne (environ 45000 usagers par département), mais également toutes celles et tous ceux qui se rendent chaque jour dans ces départements pour y travailler.

La zone 6, qui couvre 70% du territoire francilien, est actuellement la zone qui a le plus besoin de transports. Or c’est aujourd’hui dans cette zone que se trouvent les usagers qui paient le plus cher pour le service le moins développé. 

lundi 22 novembre 2010

Séance du conseil régional des 18 et 19 novembre

Lors de cette séance plénière des 18 et 19 novembre, voici les principaux rapports et délibérations qui ont été votés ou présentés :

- Orientations budgétaires pour 2011 (pas de vote)

- Modulation des fractions régionales de tarif de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP) pour 2011

- Modification de la délibération cadre n°31-05 du 23 juin 2005 relative aux aides régionales dans le domaine culturel, portant sur le dispositif de la permanence artistique et culturelle 

- Partenariat pour l’ouverture de deux nouveaux bureaux de France 3 en Ile-de-France 

- Participation de la Région Ile-de-France au financement du réseau PAM Ile-de-France – Services de transport spécialisé pour les personnes handicapées – évolution du dispositif

- Refonte des dispositifs de soutien régional aux structures d’aide à la maturation de projets innovants et aux structures interfaces et d’appui à l’innovation

- Politique régionale du Handicap - création du conseil consultatif du handicap d’île-de-France 

- Politique régionale de santé – création du Haut Comité Médical Régional

- Politique régionale en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche : délibération cadre 2011-2016

- Conseil scientifique et conférence régionale : pour une politique concertée en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche   

- Appel à projets « nouveaux quartiers urbains » mise en œuvre de la troisième session

- Rapport cadre sur la politique internationale de la Région Ile-de-France  

- Rapport présenté  par le groupe EELV au titre de l’article 7.2  du règlement intérieur  : Renforcer la démocratie régionale

Pour plus d'informations, consulter le site du groupe EE/LV de la région IDF ici : europeecologielesverts-idf

 

 

   

 

dimanche 21 novembre 2010

Séance du conseil régional des 30 septembre et 1er octobre.

Lors de cette séance plénière des 30 septembre et 1er octobre, voici les principaux rapports et délibérations qui ont été votés:

- Etats Généraux de la conversion écologique et sociale,
- Exonération de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les cinémas (et les librairies indépendantes), 

- Politique régionale de continuité professionnelle,
- Plan Priorité PME,
 

- Engagements de la région IDF face à l'urgence écologique : agenda 21, plan climat, politique régionale énergie-climat,
- Charte révisée du parc naturel régional du Gâtinais français,
- Vote de la garantie de la gratuité des manuels scolaires pour les lycéen-nes

Voici mon intervention à propos du plan priorité PME :

Monsieur le président, mes chers collègues,

La sortie de crise quoiqu'on en dise n'est pas encore là. Le simple ralentissement de la hausse du chômage n’est pas une victoire en soi. Face à la gravité de la situation économique, sociale et écologique actuelle, le gouvernement n’a généralement posé que des rustines sur une jambe de bois. Le plan de relance décidé en 2009 était nécessaire, mais il n’a pas apporté de solutions durables et suffisantes, car il a oublié de s’attaquer aux causes profondes de la crise.

Bien que la crise soit globale, elle a inégalement affecté les acteurs économiques. Les petites et moyennes entreprises ont davantage souffert que les grandes firmes. L’accès aux financements est notamment en cause : selon l’IFRAP, environ 1/3 des PME manquent aujourd’hui de capitaux. Ainsi, de nombreuses PME et TPE ont besoin d'aide pour ne pas déposer le bilan, d'autres sont en difficulté et ont besoin d'un soutien.

Face à ces défis, la Région a un rôle crucial à jouer. En tant que chef de file du développement économique, c’est même son devoir de mettre en cohérence les politiques publiques des collectivités locales pour soutenir les potentiels créateurs d'emplois que sont les entrepreneurs. Pour une PME qui traverse cette crise, il est crucial de pouvoir s'appuyer sur le réseau d'une collectivité comme la Région, afin d’être mise en relation avec tous les acteurs susceptibles de lui simplifier la tâche.

Le plan priorité PME proposé aujourd'hui à notre assemblée va dans ce sens. Notre groupe Europe Ecologie - Les Verts considère que cette initiative est nécessaire à la vitalité du tissu économique régional. En effet, les TPE et les PME sont les entreprises qui créent le plus d’emplois. Aussi, elles peuvent être de véritables points d’appui au développement local que nous appelons de nos vœux.

L'évolution de l'offre régionale envers les TPE et les PME était plus que nécessaire et doit nous permettre de débattre de notre politique de développement économique.

L’un des premiers enjeux est de simplifier l’aide aux entreprises. L'information sur les aides de la Région doit être accessible à toutes et tous pour ne pas être un frein à la créativité, à la volonté d'entreprendre.
Le plan priorité PME répond en partie à ces exigences. La mise en place d’outils communs avec d’autres collectivités pour rassembler les appels d’offre prendra du temps, mais elle constitue un premier pas vers plus de lisibilité et de simplicité.
Cependant, le chemin reste long pour alléger le mille-feuilles. Les dispositifs d'aide sont une chose, mais ils resteront vains s'ils restent sur les catalogues sans être portés à la connaissance du plus grand nombre ou s'ils sont trop complexes à solliciter. Dans nos régions, les entreprises ont la chance de pouvoir compter sur un fort interventionnisme économique, il s’agit d’en tirer le meilleur parti en rendant plus lisibles nos actions.

Une autre nécessité est de faciliter l’accès des TPE/PME aux financements. En effet, c’est souvent cet accès qui leur manque, que ce soit à leur création, lors d’une reprise, lors d’une conjoncture difficile, ou encore suite à un projet de développement. Or, sans financements adéquats, les PME ne pourront pas concurrencer les plus grandes entreprises, elles ne pourront pas créer de l’emploi de qualité ou s’engager à long terme sur une réduction de leur empreinte écologique.

Le débat sur la forme et les grands principes est certes nécessaire, mais le débat sur le fond de notre politique d’aide aux entreprises doit être poussé jusqu’au bout, en se posant la question : « vers quelle économie veut-on aller ? ».
Tout d’abord, la phase de concertation pour l'élaboration de la SRDEI pourra être une occasion de remettre à plat nos interventions, en faisant remonter les points de notre politique qui devront évoluer et ceux qui devront être confortés.
Surtout, de façon beaucoup plus globale et transversale que la SRDEI, les Etats généraux permettront de mettre en cohérence nos politiques. Le développement économique n’est pas, en effet, l’affaire des entreprises. Il est l’affaire de tous les franciliens. C’est donc autour d’un large panel d’acteurs que nous devrons débattre du modèle de développement vers lequel s’orienter. Les dispositifs d’aides aux TPE/PME devront être revus en fonction des travaux des Etats généraux. En effet, quelle place voulons nous accorder aux TPE/PME dans l’économie francilienne ? Quels types d’entreprises voulons-nous voir se développer ?


C’est là que de véritables choix qui se posent. Nous sommes favorables au développement économique de la région, mais pas n'importe lequel. Il ne s'agit pas de développer dans le seul but de développer. Aider les PME à se développer et surtout à exporter n’est pas un but en soi. Non, mes chers collègues, toute activité économique n’est pas bonne à prendre !

Il ne s’agit pas, ici, d’interdire telle ou telle activité. Il s’agit, principalement, de décider de quel usage nous faisons de l’argent public. Notre groupe s’oppose à ce que l’argent de la collectivité finance des activités qui soient nuisibles sur le plan environnemental ou social.

Les contraintes budgétaires sont un argument supplémentaire en faveur d’une plus grande critérisation des aides. Nous connaissons les raisons exogènes qui contraignent notre budget pour les années à venir. Nous espérons que cette situation conduira la Région à concentrer ses efforts sur l’essentiel, c’est-à-dire sur les véritables créations de richesses, telles que les créations d’emplois locaux et pérennes, l’amélioration des conditions de travail, la baisse des inégalités ou encore la réduction de notre empreinte écologique.

Notre groupe souhaite donc que ce dispositif aide certaines TPE PME en priorité. L'aide aux PME ne doit pas être un dogme. Au contraire, l’objectif doit être d'aider celles et ceux qui transformeront le paysage économique francilien en faveur des objectifs que s'est fixée la région.

Imposer des critères sociaux et écologiques concrets dans chaque dispositif d'aide de la région, c'est la garantie de ne pas aider celles et ceux qui n'ont que faire du bien-être de leurs salariés ou du respect de l'environnement, ceux qui ont pour seul horizon le taux de profit à court terme. C'est la garantie d'orienter le développement des activités porteuses d'avenir, innovantes dans les domaines d'intérêt stratégique pour notre région.

Pour aller dans ce sens, nous proposerons quelques améliorations à apporter à ce rapport. Ainsi, notre soutien au rapport se double d’une volonté d’aider à la conversion économique et sociale, afin que grâce à nous, PME ne signifie pas uniquement « petites et moyennes entreprises », mais également « Pour un Meilleur Environnement ».

Je vous remercie pour votre attention,

lundi 20 septembre 2010

Ile-de-France : la transformation écologique

 La "crise" n'est pas finie. Les facteurs qui, depuis deux ans – mais en réalité depuis deux ou trois décennies – ont secoué le monde sont toujours à l'œuvre. Ils vont pour longtemps former notre paysage, fragile et violent. Les systèmes financiers, qu'on tente de réguler à la marge, demeurent instables ; le naturel revenant au galop, on les voit, comme avant 2008, viscéralement obnubilés par le court terme.
La croissance, au sens classique du mot, est installée pour de bon, dans les pays de l'OCDE, à des taux cinq fois inférieurs à ceux des pays émergents. L'agriculture continue, subventions à l'appui, de tuer les sols et de dégrader les eaux. Nos économies sont loin d'une situation équilibrée.
Encore plus grave : les inégalités se creusent, aussi bien chez nous qu'entre les régions du globe ; elles sont de moins en moins tolérées ; elles alimentent tensions et extrémismes. Les Français sont, plus encore que leurs voisins, portés à la dépression, au repli, à l'intolérance ; ils ont peur de l'autre ; l'écroulement des vieux modèles économiques les angoisse. Avec les périls environnementaux, globaux comme le climat, locaux comme l'épuisement des terres, avec les pénuries montantes de ressources nécessaires à nos modes de vie, tout cela forme la toile de fond des impasses où nous sommes engouffrés.
Pas question pour autant de désespérer. Les politiques nationales n'ont ni l'ambition ni l'efficacité qu'elles auraient pu avoir – par exemple, pour la France, si le Grenelle n'avait pas été laminé par les lobbies. Mais de nouvelles démarches politiques sont possibles. L'Etat n'est pas au rendez-vous, eh bien !, d'autres sont prêts, et parfois en mouvement : innombrables acteurs de la société civile, entreprises sociales et solidaires, un certain nombre de PME et de grandes entreprises, collectivités locales et régionales.
C'est ce que l'Ile-de-France, première région en Europe pour le poids économique, essaie de se fixer comme objectifs en lançant sa "stratégie de développement et d'innovation". C'est dans cet esprit que son Conseil régional réunira, selon ce qu'Europe Ecologie proposait dans son programme pour les récentes élections régionales, des "Etats généraux de la conversion écologique et sociale".
La conversion écologique ouvre une perspective économique dynamique : elle accroîtra l'activité et créera de l'emploi, tout en réduisant l'empreinte écologique des acteurs. Elle rendra dans le même temps l'économie plus résistante aux menaces, et plus habile à saisir les chances, que l'avenir nous réserve. Nulle industrie, nul service ne sera désormais durable s'il n'a pas une forte coloration écologique.

IL FAUT LANCER UN MOUVEMENT DE SOCIETE

Mais l'affaire n'est pas si simple. Installer des éoliennes ou des tramways, protéger la nature ou soutenir l'agriculture bio, ça ne fait pas une politique. Ce qu'il faut lancer – et une région puissante comme celle-ci est pour cela à la bonne échelle – c'est un mouvement de société. Il faut abattre les scepticismes, pour qui l'écologie est une niche accessoire, et le développement durable une idée sympathique… si ça se passe chez le voisin. Par exemple, comme le fait telle chambre de commerce, il faut conduire une campagne vigoureuse pour convaincre les entreprises que leur avenir est dans des filières à valeur ajoutée écologique, et que leur prospérité dépend aussi de leur performance environnementale et sociale.
Par exemple encore, une politique écologique des transports – compétence régionale de premier plan – ne peut se borner à soutenir les recherches sur la motorisation des voitures et à créer des infrastructures. Elle doit, comme la région Ile-de-France l'a bien amorcé avec son schéma directeur, élaborer de nouveaux concepts pour la mobilité urbaine, ce qui suppose une complicité active entre utilisateurs, entreprises, aménageurs. C'est dans cet esprit, notamment, que les écologistes sont attachés aux productions agricoles de proximité et au rapprochement emploi-logement ; ils soulignent qu'un maillage dense de transports de surface en petite couronne peut réduire les exclusions qui fracturent l'Ile-de-France. L'écologie est sur un tel sujet pleinement politique.
Prenons encore l'exemple de la santé et de l'alimentation. Il faut très vite remettre en cause certains aspects de nos modes de vie.
L' environnement empoisonne Paris : pathologies, désordres sanitaires, stress. Qui ose dire que nous sommes un pays "développé" ? Les messages et les initiatives venant de l'autorité régionale peuvent ici limiter les dégâts et, surtout, changer les comportements.
De même, si on s'occupe souvent d'accroître, en volume et en qualité, l'offre de produits et de services, cela n'a pas de sens sans politique de la demande. Oui, on doit isoler les bâtiments, oui bien sûr la formation des corps d'état est une priorité – mais il ne se passera rien si le bilan économique de la réhabilitation thermique ne tient pas la route pour les propriétaires, les locataires, les usagers, et si l'on ne facilite pas des montages financiers innovants. Des artisans aux business-angels, des HLM aux industriels, une démarche multiple, ordonnée, suscitant des partenariats, s'impose pour cet énorme chantier, où nous avons du retard. La région peut orchestrer une mobilisation, sur ce sujet et quelques autres, si elle décloisonne des interventions aujourd'hui trop sectorielles et, plus important encore, si elle propose aux Franciliens – si elle proclame – un projet ambitieux de transition écologique, une vision pour un futur différent.
Tout cela est urgent. Ni notre région, ni notre pays, ni notre vieille Europe ne peuvent attendre pour que ce changement de notre modèle économique et de nos comportements soit engagé en vraie grandeur. Voilà bien une question de conviction et de volonté politique : ce n' est pas le marché qui conduira cette révolution.
Au sein de la majorité régionale, Europe Ecologie appuiera le président et l'exécutif, qui sont bien entendu convaincus avec nous qu'il n'existe pas d'autre voie pour rendre la région à la fois plus robuste et plus solidaire, donc plus efficace et attractive. Aux yeux des investisseurs étrangers, mettre haut la barre en termes sociaux et environnementaux, c'est à l'évidence un "plus" pour l'attractivité de l'Ile-de-France.
Il faut des couloirs de bus et des parcs éco-industriels, mais la transition écologique appelle surtout une politique hautement affirmée comme telle, une politique qui soit en même temps active et concrète, fondée sur le débat, sur des partenariats pertinents, sur un contrat social proposé aux citoyens et aux acteurs économiques. D'où le bien fondé des états généraux que lance le président Huchon. Les Verts ont déjà beaucoup réalisé dans cet esprit, à Paris et dans les banlieues. Les élus écologistes contribueront à donner un tour efficace et durable à la démarche de la région, une démarche qui doit être l'axe majeur de son action économique.

Robert Lion est aussi président de l'Agence régionale de développement et Sophie Renard présidente de la Commission du développement économique.
Robert Lion et Sophie Renard conseillers régionaux d'Ile-de-France (Europe Ecologie-Les Verts)

Tribune parue sur lemonde.fr le 15/09/10

samedi 18 septembre 2010

Politique régionale en matière de renouvellement urbain

Dans le cadre de la convention de partenariat Etat/Région/ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) en faveur de la rénovation urbaine en Ile-de-France signée le 12 novembre 2007,
je suis amenée à représenter la région lors des revues de projets initiées par les porteurs de projet et lors des comités de pilotage locaux organisés à :

  •  Poissy pour le PRU (Projet de Rénovation Urbaine) de La Coudraie
  •  Plaisir pour le PRU du Valibout


Quelle est l'action régionale dans ce domaine ?
 Elle intervient sur deux fronts :
  • en partenariat avec l'ANRU et l'Etat au niveau :
    • des Projets de Rénovation Urbaine (PRU)
    • des Opérations Isolées (OPI)
  • de façon autonome en faveur des sites signataires des Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS) à hauteur de 85 M€. (enveloppe par site variant de 150000 à 400000 €)

Quel est le budget régional consacré à ce domaine ?
    La région s'engage à hauteur de 1, 234 milliard d'euros dans la convention signée avec l'ANRU sur la période 2007-2013.
    - 2/3 consacrés au logement (social et privé)
    - 1/3 pour les opérations d'aménagement et d'équipement.

    Les autres dispositifs de droits commun (contrat ruraux, établissement pour la petite enfance, personnes âgées...) sont également mobilisables en plus des dispositifs spécifiques cités ci-dessus.

    Quelles sont les conditions d'obtention de ces aides régionales ?

    Pour pouvoir bénéficier de ces aides, la région pose 3 conditions :
    • Respect de la règle du 1 pour 1 
      • tout logement social démoli doit être reconstruit
    • Mise en œuvre de la concertation
      • informer les habitants et qu'ils puissent faire valoir leurs remarques
    • Développement durable
      • démarche environnementale de type HQE (haute qualité environnementale)
    Qui est concerné ?

    La majorité des sites concernés par les dispositifs de rénovation urbaine décrits ci-dessus sont des zones urbaines sensibles (ZUS).
    Elles sont au nombre de 157 en Île-de-France.

    En fonction de critères basés sur des indicateurs fournis par la CAF, l'ANPE, l'INSEE, la DGI et la DREIF, le montant des enveloppes pour chaque rénovation est modulé.
    Ces critères se basent sur :
    • La classification des ZUS établie par l'INSEE
    • Le potentiel financier (capacités financières des collectivités territoriales)


    Dans les Yvelines :

    Pour la période 2007/2013, le montant des subventions s'élève à 49,5 M€ à répartir sur 37 sites. A ce jour 11,7 M€ ont été votés.

    Pour Poissy et Plaisir, voici les quartiers bénéficiant d'aides de la région :

    Quartier Beauregard Poissy (OPération Isolée)
    Quartier de la Coudraie (Convention pluri-annuelle ANRU)
    Quartier du Valibout (Convention pluri-annuelle ANRU)
    Quartier de Saint Exupéry (CUCS)

    Concertation à la mairie de Poissy


    CAF : Caisse d'Allocations Familiales
    ANPE : Agence Nationale pour l'Emploi (aujourd'hui Pôle Emploi)
    DGI : Direction Générale des Impôts 
    INSEE : Institut national de la statistique et des études économiques 
    DREIF : Direction Régionale de l'Équipement d'Ile-de-France

    jeudi 9 septembre 2010

    66ème anniversaire de la libération de Poissy

    Dimanche 29 août 2010

    En tant que citoyenne pisciacaise, je suis particulièrement attachée à l'histoire de ces quelques femmes et hommes qui ont eu le courage de s'élever contre les forces militaires allemandes à quelques jours de la libération à Poissy en août 1944.

    Souvenons nous d'eux, de leurs actes et rappelons nous que la résistance face à l'oppresseur quel qu'il soit et la défense de nos droits est le devoir de chacun d'entre nous.


    Je salue à ce sujet le travail effectué par la mairie de Poissy sur le devoir de mémoire avec "Quartiers Libres", ce mois d'animations culturelles dans tous les quartiers de Poissy . C'est grâce à des initiatives comme celles ci que nous pouvons redonner envie à la jeunesse de s'investir et de comprendre la société dans laquelle elle vit et lui permettre d'apprécier à leur juste valeur toutes les avancées sociales issues du programme du Conseil National de la Résistance de 1945.

    Malheureusement ce progrès social tant espéré et inscrit dans les actions du CNR -Sécurité sociale, retraites, contrôle des grandes puissances économiques, droit à la culture et l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption- est de plus en plus mis à mal et cela va crescendo ces dernières années.


    Résistons encore et défendons, inventons une société juste et solidaire.

    Rappelons nous du message des signataires de l'appel du CNR en 2004 :

    "Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
    " Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".

    Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

    lundi 12 juillet 2010

    Anny Poursinoff nouvelle députée écologiste à l'assemblée nationale !

    Anny Poursinoff a été élue dimanche soir députée de la 10e circonscription des Yvelines avec 51,72% des voix. Elle bat son concurrent UMP Jean-Frédéric Poisson avec une avance de plus de 1000 suffrages.

    Résultats du second tour du 11 juillet :

    Inscrits : 101.677; Votants : 29.912; Exprimés : 29.213; Abstension : 70,58%

    2010  + 1005 voix

    Anny Poursinoff Europe Ecologie:  

    51,72% (15.109 voix)   

    Jean-Frédéric Poisson UMP:      

    48,28%  (14.104  voix)

     

     

    Petit historique des résultats aux législatives sur la 10ème circonscription :

     2009 + 5 voix puis recomptage +1voix

    Jean-Frédéric Poisson UMP:  50,009%  (12805  voix)

     Anny Poursinoff Europe Ecologie:  49,991% (12799 voix)

    2007  +9634 voix

    Boutin (UMP)   58,37% 33583 voix

    Fischer (PS) 41,63 % 23949 voix

    2002  +7003 voix

    Boutin (UMP)   56,29% 31342 voix

    Fischer (PS) 43,71 % 24339 voix

    1997 +6071 voix

    Boutin (UMP)   54,92% 33915 voix

    Poursinoff (Les Verts) 45,08% 27844 voix

     1993 +16266 voix

    Boutin (UMP)   64,50% 36171 voix  

    Beaugendre (PS)  35,50  19905 voix

    1988 +7131 voix

    Boutin (UMP)   56,21% 32260 voix  

    Mougeot (PS)  43,78  25129 voix



    lundi 5 juillet 2010

    Résultats 1er tour législative partielle de la 10ème circonscription des Yvelines


    Anny Poursinoff Europe Ecologie :  

    42,62% (11.420 voix)
     
    Jean-Frédéric Poisson UMP :  

    40,71% (10.909 voix)

    Philippe Chevrier FN : 7,48%
    Vincent Liechti Front de gauche : 4,05%
    Michel Finck Nouveau centre : 3,19%. 


    Guillaume Sébileau SE : 1,3 %,
    Maxime Rouquet  Parti pirate : 0,66 %.

    Taux de participation : 26,75%






    .

    jeudi 24 juin 2010

    Lycées

    Les conseillers régionaux de la majorité assurent le représentation de la région dans les conseils d'administration des 470 lycées publics d'Ile de France.

    Je suis pour ma part titulaire dans les lycées suivants :
    Lycée agricole de Saint-Germain en Laye
    Lycée public Le Corbusier de Poissy
    Lycée public Charles de Gaulle de Poissy

    et suppléante  dans les lycées :
    Lycée Privé d'Enseignement Agricole LE BUAT de Maule
    Lycée public Adrienne Bolland de Poissy

    Le 31 mai, j'ai assisté à la réunion du CESC (Comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté)
    au lycée Le Corbusier. Les missions du CESC sont de promouvoir à travers des projets éducatifs l'éducation à la citoyenneté, à la santé et à la prévention de la violence. Un bilan de l'année écoulée a été exposé puis les membres du comité (parent d'élèves, élèves, professeure, assistante sociale, infirmière, proviseur adjoint, principale adjointe et gestionnaire du lycée) ont proposé de reconduire certains projets pour l'année scolaire prochaine ou ont suggéré de nouvelles initiatives. La question de l'introduction de repas à base de produits issus de l'agriculture a été abordée et la difficulté de constituer un dossier pour obtenir des aides de la région. Certaines associations intervenant cette année ne pourront pas recommencer l'année prochaine par manque de subventions. Un projet porté par un professeur va prendre de l'ampleur l'année prochaine : projet qui vise à former les élèves aux premiers secours.

    Le 4 juin, le lycée horticole a invité les élus représentant la région au sein du conseil d'administration à venir assister à une présentation du lycée. Tout d'abord une présentation des effectifs, des projets de la structure nous a été faite puis nous avons pu effectuer une visite du lycée et des terrains alentours : visite des serres, du lieu de commercialisation ainsi que l'exploitation et le centre hippique.

    Le 16 juin, j'ai assisté à un premier Conseil d'Administration au lycée Charles de Gaulle convoqué en urgence pour aborder le souhait du lycée de signer la convention tripartite pour le nouvel ENT (Espace Numérique de Travail) pour la rentrée prochaine. Le lycée avait été choisi pour l'expérimentation de cet outil. Aujourd'hui, il s'agit de le généraliser à tous les lycées d'Ile de France. A la suite d'un appel d'offres, le nouvel outil doit être déployé.
    La question de l'administration et de la maintenance du réseau et du matériel informatique a été abordée. C'est aujourd'hui certains professeurs qui l'ont à leur charge.

    A la fin du mois, deux conseils d'administration sont prévus. Ce sera l'occasion de prendre connaissance des dossiers en cours avec les équipes qui gèrent ces établissements.

    lundi 31 mai 2010

    Lundi 31 mai : une journée au conseil régional

    Voici l'emploi du temps de cette journée au conseil régional puis en fin de journée à un des lycées dans lequel je suis représentante titulaire de la région.

    8h27 : départ du train pour Paris Saint Lazare en gare de Poissy
    8h45 : Ligne 13, quai bondé dans les deux sens mais bonne surprise départ rapide.


    9h : Réunion de travail au conseil régional
    10-12h : Lancement de Créarif Entreprendre autrement proposé par le centre de ressources régional de l'Economie sociale et solidaire dit l'Atelier.
    CREARIF Entreprendre autrement permet de
    - faciliter la mise en relation des créateurs d'activités avec des partenaires techniques et financiers.
    - promouvoir l'entrepreneuriat dans l'économie sociale et solidaire.
     Ce lancement d'appel à projets s'étendra jusqu'au 15 septembre 2010, date de la clôture du dépôt des dossiers.
    12h15 : Récupération auprès de l'accueil de la clé de mon bureau. Installation rapide, visite du bâtiment.
    Pause déjeuner
    14h30 : Réunion de groupe EuropeEcologie/LesVerts écourtée pour cause de réunion prévue à 17h au lycée Le Corbusier à Poissy.
    17h : Réunion du CESC du lycée (Comité d'Education à la Santé et à la Citoyenneté). Tour de table, présentation des membres du CESC ( proviseur(e)s adjoint(e)s, principale adjointe du collège, infirmière, assistante sociale, documentaliste, professeure de SVT (Sciences de la vie et de la terre), collégienne, lycéenne, parent d'élève, gestionnaire du lycée.
    Présentation des projets pédagogiques de l'année en cours, propositions des projets pour l'année prochaine.
    18h : Premier entretien avec Madame Christine Margerand, Proviseure du Lycée Le Corbusier.
    18h45 : retour au centre-ville (en descente !!) à vélo.

    vendredi 28 mai 2010

    Vendredi 21 mai : 1ère commission dév évo

    Vendredi 21 mai dans la matinée, s'est tenu la première séance de la commission thématique développement économique que j'ai l'honneur de présider.
    Ce fut l'occasion pour les 17 commissaires présents (sur 21 titulaires) de donner leur avis sur les 20 rapports présentés par le Vice-Président Jean-Paul Planchou dans le domaine qui nous concerne.

    Déroulement de la séance
    La séance s'est ouverte à 9h, après un rapide tour de table, Jean-Marc Brûlé ancien président de la commission a rappelé rapidement ce qui avait été réalisé lors de la précédente mandature notamment dans le domaine de l'économie sociale et solidaire (création de l'Atelier organisme extérieur) puis c'est Jean-Paul Planchou qui nous a présenté les enjeux ainsi que les objectifs prioritaires de cette mandature.

    Puis nous avons suivi la présentation par le Vice-Président des dossiers dév éco passant à la commission permanente du 27 mai. Ils ont été discutés et chacun a pu donner sa position, poser des questions sur le contenu de chacun afin de pouvoir voter en toute connaissance de cause.


    La séance a été levée un peu avant 13h.

    Objectifs et priorités de la région en terme de développement économique 

    - Renforcement du tissu productif,
    - Croissance des PME tout en tenant compte des plus fortes contraintes financières liées à la crise et aux prochaines réformes des collectivités territoriales.
    - Développement de l'économie sociale et solidaire (ESS). Une volonté de l'inscrire plus fortement dans le procéssus économique de la région.

    JP Planchou a souligné l'importance du soutien à la recherche et l'innovation, la structuration indispensable du numérique et l'architecture des réseaux hauts débits à mettre en cohérence au sein de la région Ile-de-France.
    De même, dans le domaine du tourisme, une réorientation des politiques vers un tourisme plus respectueux de l'environnement et plus social est nécessaire. Des critères nouveaux doivent être ajoutés pour tenir compte des impacts de nos politiques tant au niveau environnemental que social.


    Les 3 schémas régionaux arrivant à leur terme dans les prochaines années :

    - celui du développement économique,
    - celui du tourisme
    - celui de l'innovation

    Ce sera l'occasion pour nous de revisiter les critères, remettre à plat les dispositifs régionaux après avoir établi un bilan sur ce qui a été entrepris lors de la dernière mandature, ce qui a marché et ce qui peut être amélioré.

    Une première étape importante de la mandature sera celle de l'instauration des Etats Généraux de la transformation écologique de l'économie qui doivent se tenir fin 2010.

    .

    jeudi 27 mai 2010

    Les Terres de Flins-Les Mureaux de retour à la bio!!!

    Cette fois c'est sûr! Très bonne nouvelle après un combat de longue haleine menés par les citoyens depuis un an. Les terrains de Flins/Les Mureaux sur lesquels le projet de circuit de Formule 1 devait s'établir ont été rendus à l'agriculture biologique.
    La région Ile de France par l'intermédiaire de l'Agence des Espaces Verts a pu acquérir les 178 ha de terrain dont 140 de terres agricoles.
    Mercredi 19 mai, Jean-Paul Huchon et Hélène Gassin (Vice-Présidente Europe-Ecologie-Les Verts chargée de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie à la région) ont visité le terrain de Flins-Les Mureaux sur lequel les agriculteurs (2 maraîchers et 1 céréalier) vont pouvoir s'installer de façon pérenne.
    Etaient présents également la SAFER (Société d'Aménagement Foncier et d'Établissement Rural), et Mounir Satouri conseiller régional Europe Ecologie-Les Verts des Mureaux.

    vendredi 21 mai 2010

    Rencontre Régionale : Biodiversité, Forêt-Bois : Des emplois verts en IDF

    C'était le thème de la journée rencontre organisée hier par Territoires Environnement Emplois Ile de France avec les acteurs de l'emploi, de la formation et des professionnels des filières forêt-bois et biodiversité.

    Ce fut l'occasion pour moi de prendre contact avec les acteurs des différents organismes tels que l'ARENE, l'ADEME, l'OREF Ile-de-France, l'IDEMU, de l'AEV, des acteurs de la formation professionnelle et des filières comme Francîlbois.

    Nous avons pu échanger sur la préparation des métiers de demain à différents niveaux et également poursuivre le maillage du réseau des professionnels, élus, techniciens et administratifs afin de travailler en concertation et en partenariat pour une plus grande efficacité.

    La question abordée lors de cette journée :

    Quels besoins et réponses pour l’évolution des métiers et de l’emploi ? Le bois-énergie et le bois-construction sont des sous-filières en fort développement appelant l’organisation des marchés, l’évolution des activités et des métiers de la filière forêt-bois.
    Réglementaire ou volontaire, la prise en compte de la biodiversité va impacter l’emploi et les professions de la gestion et de la valorisation de l’espace (aménagement paysager, gestion des espaces naturels, urbanisme, agriculture, éducation à l’environnement).

    TEE Ile-de-France proposait une journée d’information et d’échanges sur les métiers, les activités et les pratiques des professionnels d’aujourd’hui afin d’anticiper et d’accompagner les mutations de demain.

    Plus d'informations sur le site de TEE :
    http://www.reseau-tee.net/

    mercredi 5 mai 2010

    Séances plénières des 15 et 16 avril 2010

    Impressions sur la séance :

    J'ai pu voir de très près ce qu'on appelle l'obstruction systématique de l'opposition. Une pratique très pénible car très chronophage et contre productive et c'est peu de le dire.

    J'ai apprécié la défense féroce du nouveau système de pénalités concernant l'absentéisme des élus par ceux là même qui étaient bien loin d'être des rois de l'assiduité lors de la précédente mandature !

    J'ai découvert l'humour de notre président Jean-Paul Huchon que je ne soupçonnais pas en arrivant dans cet hémicycle.

    Votes à main levée pour la plupart et un vote électronique nocturne.

    Une ambiance très bonne au sein du groupe EELV de bonne augure pour la suite du mandat.

    Organisation des deux séances :

    Jeudi 15 avril :
    - 8h30 : réunion de groupe Europe Ecologie / Les Verts
    - 9h30 : début de séance plénière
    - Minuit et demi : Fin de séance

    Vendredi 16 avril :
    - 9h30 - 17h30 séance plénière

    L'ordre du jour :

    - Communication du président et d'un débat sur la politique générale
    - Règlement intérieur
    - Délégations de pouvoir du conseil régional à son président
    - Délégation d’attributions du conseil régional à sa commission permanente
    - Désignation des représentants du conseil régional dans divers organismes, lycées...

    - Délibération relative au respect des principes de la décentralisation et au projet de loi sur le
    « Grand Paris »
    - Constitution des commissions thématiques du conseil régional et élection de leur bureau
    - Représentation dans les organismes extérieurs

    Réprésentation Europe Ecologie/ Les Verts (EELV) au sein des commissions thématiques :

    EELV aura 5 représentant(e)s titulaires et 5 suppléant(e)s dans chaque commission.
    Voici la répartition des conseiller(e)s EELV dans les bureaux :


    5 Présidences de commission :
    Culture : Corinne Rufet
    Enseignement supérieur : Bastien François
    Politique de la ville et sécurité : Jean Lafont
    Développement économique : Sophie Renard
    Affaires Internationales et Européennes : Michel Bock

    4 vice-présidences
    Finances : Jean-Marc Pasquet
    Formation professionnelle : Nadia Azoug
    Environnement : Jacques Perreux
    Sports et Loisirs : Janine Maurice-Bellay


    5 secrétariats :
    Transport : Jacques Picard
    Logement : Augustin Legrand
    Action sociale : David Mbanza
    Jeunesse, citoyenneté : Mounir Satouri
    Aménagement : Ghislaine Senée

    Autres éléments marquants de la séance

    149 amendements déposés dont  entre autres 119 pour l'UMP, 17 pour le Nouveau Centre et 3 EELV

    4 amendements de l'opposition adoptés

    Alex Poniatowski tête de liste Val d'Oise pour l'UMP a démissionné de son mandat de conseiller régional. Alexis Govciyan (Nouveau Centre et apparentés) lui succède.

    Décision de retrait de l'amendement EELV sur les paradis fiscaux suite à l'assurance donnée de traiter de la question en juin.

    samedi 27 mars 2010

    Première journée au conseil régional : Séance Plénière inaugurale




    8h33 : Départ de la gare de Poissy pour Saint Lazare.
    8h50 : Changement Ligne 13
    9h00 : Arrivée station Saint François-Xavier puis au conseil régional
    Accueil : remise de la malette d'élu(e) comprenant un livret d'accueil, plans, liste d'élus, l'écharpe de l'élu(e), une clé USB, un écusson (broche conseil régional Ile-de-France)
    Séance de photo individuelle

    10h : Café avec les élus devant la salle du conseil
    10h15 : Installation à la place 179 de l'assemblée régionale (les élus sont placés par ordre alphabétique de bas en haut pour cette première séance). Ma place se situe en haut à l'avant-dernier rang à côté d'Anny Poursinoff.



    10h45 : Inauguration du conseil par le doyen Robert Lion (EE-Les Verts) assisté par Benjamin Lancar (UMP) le plus jeune élu du conseil (24 ans).

    Election du président du conseil régional : 1 seul candidat Jean-Paul Huchon élu avec 139 voix sur 209. Vote à bulletin secret (passage par l'isoloir obligatoire)

    Allocution du président du conseil régional Jean-Paul Huchon

    Fixation du nombre de vice-présidents et des autres membres de la commission permanente :

    15 vice-président(e)s dont 5 Europe-Ecologie-Les Verts

    41 autres membres de la commission permanente

    Les vice-présidents sont :

    Marie-Pierre de la Gontrie (Parti socialiste - PS)
    1e vice-présidente chargée des finances et de la contractualisation

    Jean-Vincent Placé (Europe écologie - EE)
    2e vice-président chargé des transports et des mobilités

    Jean-Paul Planchou (PS)
    3e vice-président chargé du développement économique, de l’emploi, des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), du tourisme, de l’innovation et de l’Économie sociale et solidaire (ESS)

    Hélène Gassin (EE)
    4e vice-présidente chargée de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie

    Julien Dray (PS)
    5e vice-président chargé de la culture

    Michèle Sabban (PS)
    6e vice-présidente chargée du personnel, de l’administration générale et des marchés publics

    Laure Lechatellier (EE)
    7e vice-présidente chargée de l’action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé, et du handicap

    Emmanuelle Cosse (EE)
    8e vice-présidente chargée du logement, de l’habitat, du renouvellement urbain et de l’action foncière

    Emmanuel Maurel (PS)
    9e vice-président chargé de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance

    Francis Parny (FG - Front de gauche)
    10e vice-président chargé du sport et des loisirs

    Henriette Zoughebi (FG)
    11e vice-présidente chargée des lycées

    Abdelhak Kachouri (PS)
    12e vice-président chargé de la citoyenneté, de la politique de la ville et de la sécurité

    Isabelle This Saint-Jean (PS)
    13e vice-présidente chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche

    Alain Amedro (EE)
    14e vice-président chargé de l’aménagement du territoire, de la coopération interrégionale et des contrats ruraux

    Philippe Kaltenbach (PS)
    15e vice-président chargé des affaires internationales et européennes

    Jean-Luc Laurent (Mouvement républicain et citoyen - MRC) est nommé délégué spécial auprès du président sur le Grand Paris et sur la métropole francilienne, représentant du président à Paris Métropole.



    Election des membres de la commission permanente (sièges répartis à la proportionnelle)

    Liste Huchon 38 sièges (18 PS, 13 EE, 5 FG, 1 MRC, 1PRG)
    Liste Pecresse 18 sièges (16 UMP, 2 NC)


    Dépôt des listes


    Suspension de séance pour le déjeuner.

    14h30 : Reprise de la séance

    Une liste a été déposée. La commission permanente est constituée

    Constitution de la commission du règlement

    Liste Huchon 15 sièges (7 PS dont 1 MRC et 1PRG, 6 EE, 2FG)
    Liste Pecresse 7 sièges (6 UMP, 1 NC)


    La séance est levée.

    Retour à Poissy par le train à 16h23 à Saint Lazare.

     

    Les présidents de groupe désignés à ce jour

    Un groupe est composé de 5 élus minimum

    - Socialistes et apparentés : Guillaume Balas
    - Union pour un mouvement populaire (UMP) : Valérie Pécresse
    - Europe écologie : Cécile Duflot
    - Nouveau centre : Laurent Lafon

    lundi 22 mars 2010

    Merci à toutes et à tous !

    Résultats pour l'Ile de France :
    56,69 % pour l'Union de la gauche, 43,31 % pour l'UMP et 47,14 % de participation.
    Résultats pour Poissy 2ème tour :

    • Union Gauche-M. Jean-Paul HUCHON       52,59 % - 5 346 voix
    • MAJ-Mme Valérie PECRESSE                    47,41 % - 4 820 voix

    • Inscrits : 21 801
    • Votants : 10 611 - 48,67 %
    • Abstentions : 11 190 - 51,33 %
    • Exprimés : 10 166 - 46,63 % des inscrits - 95,81 % des votants
    • Blancs ou nuls : 445 - 2,04 % des inscrits - 4,19 % des votant

    Voici le nom des élus régionaux issus de la liste d'union de la gauche pour la section départementale des YVELINES (78) :

    M. Jean-Paul HUCHON
    Mme Anny POURSINOFF
    M. Benoit HAMON
    Mme Sophie RENARD
    M. Eddie AIT
    Mme Isabelle THIS SAINT-JEAN
    M. Michel BOCK
    Mme Michèle VITRAC-POUZOULET
    M. Jean MALLET
    Mme Françoise DESCAMPS CROSNIER
    M. Clément ORTEGA-PELLETIER
    Mme Nabila KERAMANE
    M. Eric CHEVAILLIER
    Mme Sandrine GRANDGAMBE
    M. Mounir SATOURI
    Mme Ghislaine SENEE
    M. Didier FISCHER

    En gras les élus Europe Ecologie.